« Le tabac est une plante dont les feuilles sont séchées puis mises à fermenter afin de donner un goût spécifique. Il peut ensuite être consommé sous différentes formes : cigarettes, cigares, en vrac à rouler ou pour la pipe, à chiquer, à sucer, à priser.
Le tabac contient des substances psycho-actives, c’est-à-dire des substances qui agissent sur le cerveau en modifiant l’activité mentale, les sensations et le comportement, et provoquent des effets somatiques (sur le corps) de différents types.
La nicotine est une substance psycho-active induisant une dépendance, due à une augmentation de la libération de dopamine (neuromédiateurs) par certains neurones. Elle imite l’action de l’acétylcholine (neuromédiateurs) en se fixant sur les récepteurs nicotiniques dans le cerveau. La nicotine facilite également la libération des endomorphines, ce qui expliquerait en partie son effet antalgique (contre la douleur). »
(« Drogues : savoir plus, risquer moins » réalisé par la MILDT et l’INPES)
« Le tabac contient de la nicotine et les produits du tabac contiennent des additifs (saveur…). La combustion de ces produits crée de nouveaux composants, tel que le monoxyde de carbone et le goudron, qui sont nocifs pour la santé. L’ensemble de ces composants agit en particulier sur :
Le tabac limite également l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertige et d’une diminution de la résistance à l’exercice. »
(« Drogues : savoir plus, risquer moins » réalisé par la MILDT et l’INPES | Laboratoire Pierre Fabre)
« La dépendance physique au tabac est confirmée chez la plupart des fumeurs, la dépendance psychique tenant par ailleurs une place importante dans leur vie.
Le fumeur régulier privé brutalement de sa consommation ressent une sensation de manque : tendu, nerveux, irritable, angoissé, voire déprimé. Il peut trembler et avoir des sueurs, il lui est difficile de réprimer l’envie de reprendre une cigarette. »
(« Drogues : savoir plus, risquer moins » réalisé par la MILDT et l’INPES)
« Le tabagisme diminue la fécondité et peut retarder la venue d’une grossesse désirée. En cas de stérilité, certains traitements (fécondation in vitro) ne pourront être mis en œuvre qu’après arrêt de l’addiction tabagique.
Si la grossesse survient, on rapporte un risque de fausse couche ou de grossesse extra-utérine plus élevé chez les fumeuses. Le risque d’accouchement prématuré est doublé.
Mais surtout le tabagisme de la mère est dangereux pour l’enfant à naître : diminution de l’apport d’oxygène par le placenta et passage de la nicotine dans le sang du fœtus qui conduisent principalement à des retards de croissance et surtout à des retards psychomoteurs. Ces conséquences seront encore prolongées si la mère reste fumeuse alors qu’elle allaite.
Si c’est le conjoint qui est tabagique, la mère non fumeuse est en situation de « tabagisme passif » tout aussi nocif pour la santé maternelle, le déroulement de la grossesse et le développement cérébral de l’enfant. »
« Le tabac aggrave la sensibilité de la peau aux facteurs délétères tels que le soleil et la pollution atmosphérique.
Le tabagisme passif est le fait d’inhaler de la fumée dégagée par des tabagistes présent dans le voisinage de la personne, et ceci de manière involontaires. Ces fumées contiennent des substances cancérigènes ainsi que d’autres substances toxiques présentes dans le tabac, ainsi les dangers pour la santé d’un fumeur passif seront les mêmes que ceux que risque un fumeur. Dans les espaces fermés où l’on fume, fumeurs et non fumeurs respirent la fumée et sont exposés à ses effets nocifs.
Le tabagisme passif est responsable d’un nombre non négligeable de mort en France tous les ans, et il touche les conjoints, les enfants et les collègues de fumeurs, les élèves et les étudiants à la sortie des établissements scolaires, des facultés et des écoles supérieurs.
« Le tabac est la deuxième cause de mortalité dans le monde. Il est actuellement responsable du décès d’un adulte sur 10. Si rien n’est entrepris, il provoquera environ dix millions de morts par an d’ici à 2020 et la moitié de ceux qui fument aujourd’hui, environ 650 millions de personnes, finiront par en mourir. »
Pour plus d’informations : « Guide pour la mise en place de l’action antitabac (pdf) »
(OMS)
Ces documents (signalétique et affichettes) d’information sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics sont téléchargeables au format pdf sur le site du gouvernement. Leur impression et leur diffusion sont à la charge de l’établissement qui souhaite les utiliser. Par ailleurs, les affichettes et les dépliants peuvent être commandés en appelant le 0 825 309 310 (Tabac info service, 0,15 €/minute, service ouvert de 8h à 20h du lundi au samedi).
Il a également été réalisé un spot vidéo ainsi qu’un spot radio.


Ces goodies sont disponibles sur les sites :
« Il est possible de s’arrêter de fumer sans aide particulière. Cependant, on peut trouver auprès d’un médecin de ville ou d’une consultation spécialisée en milieu hospitalier des conseils et des aides pour cesser de fumer. Ces aides seront donner par des professionnels de santé qui connaissent bien le problème des fumeurs et les difficultés qui les empêchent d’arrêter de fumer, et permettent ainsi d’obtenir de meilleurs résultats lors de sevrage thérapeutique. Les nombreuses méthodes d’aide au sevrage peuvent être utilisées sous contrôle médical :
(« Drogues : savoir plus, risquer moins » réalisé par la MILDT et l’INPES)
Matthieu SIMON
Fondateur et rédacteur principal de Cours-Pharmacie